Les origines de la station thermale se perdent dans la nuit des temps et la légende. Les eaux de Saint-Sauveur avaient depuis toujours les faveurs des habitants de la vallée malgré un aménagement embryonnaire. C’est 1572, qu’apparaît cette phrase symbolique du prophète Isaïe inscrit sur le premier édifice thermal : « Vous prendrez joyeusement les eaux de la source du sauveur », d’où le non de la station naissante Saint-Sauveur.
Le XIX° siècle voit arriver à Saint-Sauveur, devenue la station à la mode, bon nombre de grands de ce monde, d’abord les Duchesses d’Angoulème en 1824 et de Berry en 1828, amenant avec elles une véritable cour.
Le séjour de Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie se situe en 1855. La stérilité de l’Impératrice est alors la plus fameuse que le XIX° siècle ait connue. Que les eaux de Saint-Sauveur soient parvenues à la combattre, puisque l’Impératrice donna naissance au Prince Impérial en 1856 constitue la meilleure publicité que la station pouvait espérer. L’empereur ordonne alors de nombreux travaux : ponts, chapelles, routes et surtout l’aménagement de l’établissement thermal.
La construction d l’établissement thermal actuel débuta en 1830 pour ne se terminer qu’en 1861. Edifice à la fois simple et majestueux, orné sur la façade de colonnes corinthiennes ; il a été depuis restauré et embelli et mérite aujourd’hui amplement son classement aux monuments historiques.
Station de la Femme depuis toujours, l’éventail des curistes traités actuellement s’est beaucoup élargi.
Grâce à leur volonté tenace et à un engagement financier sur plusieurs décennies, les conseils municipaux qui se sont succédés depuis les années 80 ont permis de poursuivre sans relâche le développement et l’embellissement des Thermes de Luz-Saint-Sauveur dans le respect de son architecture historique.
Aujourd’hui, l’ancienne baignoire d’Eugénie côtoie les techniques de balnéothérapie les plus modernes et sur les marbres Napoléoniens, les fauteuils de Philippe Stark trouvent toute leur place.